La physiothérapie neurologique est une branche de la physiothérapie consacrée au traitement des altérations et des lésions causées par une atteinte du système nerveux central ou périphérique et qui affectent le mouvement.

La physiothérapie neurologique se concentre sur l'amélioration de la mobilité du patient. Pour ce faire, elle crée de nouvelles voies neurologiques et renforce les voies existantes afin que le mouvement puisse avoir lieu. Elle traite donc les différents troubles moteurs liés à une lésion du système nerveux central (SNC). Celles-ci peuvent être causées par un traumatisme, une maladie ou un accident vasculaire cérébral (AVC).

Dans le cadre de la rééducation neurologique, la physiothérapie neurologique nécessite une communication entre tous les professionnels impliqués. Il est nécessaire de connaître et d'identifier les caractéristiques et les besoins de chaque patient afin de prendre les bonnes décisions et d'adapter les techniques de physiothérapie de manière individualisée. C'est pourquoi la connaissance des différentes pathologies présentées par chaque patient est fondamentale pour le physiothérapeute professionnel.

La physiothérapie neurologique peut s'appliquer aussi bien aux enfants qu'aux adultes. Les besoins diffèrent en fonction de la pathologie traitée.

Ainsi, la physiothérapie neurologique infantile intervient dès les premiers mois de la vie. Son objectif est de favoriser au maximum le développement moteur de l'enfant, en permettant aux enfants ayant subi une lésion neurologique d'avoir un développement moteur adéquat ou d'atteindre un développement moteur optimal. Cela leur permettra d'atteindre un certain degré d'indépendance dans les tâches quotidiennes.

La physiothérapie neurologique à l'âge adulte se concentre sur deux domaines différents. D'une part, il y a les personnes souffrant de lésions cérébrales, causées par des lésions cérébrales acquises (LCA), des traumatismes crânio-encéphaliques (TCC), etc.

L'objectif est d'obtenir une amélioration physique et d'accroître la mobilité du patient, en évitant les schémas posturaux et les mouvements qui provoquent des douleurs ou de futures malformations. Dans ces cas, le physiothérapeute interviendra dès les premiers jours et jusqu'à la fin de la rééducation.

D'autre part, il existe une rééducation pour les maladies neuromusculaires et les troubles neurodégénératifs tels que la maladie de Parkinson ou la sclérose en plaques. Ces maladies peuvent nécessiter un traitement moins intense, bien qu'une petite surveillance périodique soit nécessaire pour rééduquer les schémas et maintenir tout le contrôle volontaire disponible.